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Lundi 12 décembre 1 12 /12 /Déc 14:58

jeudi 8 décembre 2011 10:49

Busnes (62) Ils n'ont pas été jusqu'à poser nus, à l'exemple de certaines corporations, mais treize chefs nordistes ont accepté d'être 'rhabillés' par un photographe hyper créatif. Un joli cadeau de fin d'année pour les clients.


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"Une histoire de copains." C'est ainsi que Marc Meurin résume la démarche qui a présidé la réalisation du calendrier des chefs du Nord-Pas-de-Calais. C'est en effet le chef du Château de Beaulieu, à Busnes (62), et de Monsieur Jean, à Lille (59), qui a lancé l'idée, sur la base d'une série de photos réalisées par le photographe douaisien Thomas Muselet ; des portraits de chefs décalés, mis en scène et retouchés numériquement par ce spécialiste du photomontage. À l'origine, ces photos ont illustré la chronique gastronomique du magazine régional Nordway, réalisée par Yannick Hornez. Cet 'auguste gourmet', comme il se définit lui-même, clown de profession, est un grand ami des chefs du Nord-Pas-de-Calais. Avec son acolyte photographe, il écume les belles adresses gastronomiques. Admiratif de leur travail, Marc Meurin leur a proposé de rassembler les clichés sous forme d'un calendrier. "C'est aussi une jolie façon de réunir les talents de la région", commente le chef.

Une première sélection de dix-huit chefs a dû être ramenée à treize portraits. Mais comme le souligne Yannick Hornez, "je les ai appelés dans l'ordre et tous ont dit oui tout de suite". Le calendrier, de belle qualité, propose chaque mois une courte présentation du chef et une recette. Les coûts de réalisation et d'impression ont été partagés entre les chefs (1 500 € pour 400 exemplaires chacun), avec le soutien des champagnes Alaya. Les calendriers seront distribués gratuitement aux clients durant le mois de décembre.


Marie-Laure Frechet

Par Marc Meurin - Publié dans : Actu
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Mardi 1 mars 2 01 /03 /Mars 23:37

 La Voix du Nord


  Dans dix jours, des travaux vont être opérés au rez-de-chaussée, du mobilier assorti à l'étage va arriver. Adieu le tout bio.

|  RESTAURATION |

À partir du 1er mars, rue de Paris, le Restaurant de Monsieur Jean comptera

 

une bonne vingtaine de couverts en plus... Mais Chez Jean-Jean, le concept de fooding bio du rez-de-chaussée sera dès lors fermé. C'est la solution que le chef étoilé Marc Meurin vient de trouver pour satisfaire ses clients de plus en plus nombreux.

Il y a trois mois, il créait à la même adresse, à côté de la boulangerie Paul, deux enseignes différentes : Chez Jean-Jean au rez-de-chaussée, pour une nourriture sur le pouce, 100 % bio, adaptée au mode de vie des urbains ; et à l'étage, une brasserie d'un nouveau genre, le Restaurant de Monsieur Jean, 50 couverts pour les palais plus exigeants, amoureux de la « touche Meurin ». Ceux-là, justement, sont de plus en plus nombreux. « On m'appelle souvent sur mon portable, ce sont des habitués, qui viennent de loin parfois. Ils me disent "On vient à six, tu nous prépares une table" ! Je veux bien mais ça devient difficile. Chaque soir, on refuse une vingtaine de couverts, confie le restaurateur. Et les clients ne comprennent pas puisqu'il y a de la place au rez-de-chaussée, dans l'autre restaurant. » C'est ce constat là qui s'est d'abord imposé à l'heure du bilan des trois premiers mois d'activité.

Autre conclusion : l'enseigne fooding (croque-monsieur, soupe, hot-dog...) « n'a pas trouvé sa clientèle car on n'était pas en capacité de faire des plats à emporter, admet-il, alors que les gens aiment prendre le plat au bureau le midi ou à la maison le soir. » Une difficulté d'abord technique : « On manque de place, ne serait-ce que pour stocker le pa-ckaging. » Marc Meurin a également découvert le bio. « Les produits, on les trouve, mais il faut des délais, au moins une semaine pour faire venir de la mozzarella par exemple. Les légumes, ça va, mais les viandes, c'est plus complexe, une autre façon de gérer. » Le chef s'est vite rendu compte que le concept du fooding bio devait « développer une gamme de 20-25 produits » (et non 8 actuellement). Et surtout, « il mérite qu'on lui fasse de la place ».

Pour lui, pas question de laisser tomber l'idée : « Mes habitués du Restaurant de Monsieur Jean me disent : "Pourquoi tu fais du croque ? C'est pas toi ça !" Mais je refuse d'abandonner ce projet. Une vie sans projet, ce n'est pas une vie. Et celui-là n'est pas abandonné, loin de là ! » En somme, trouvez-lui « un bel espace, à Lille » et il relance le fooding bio ! •

ST. F.


Par Marc Meurin - Publié dans : Actu
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